A CORPS PERDUS
H 173 x L 58 x P 38 cm
Installation murale – Assemblage, dessin, aquarelle, peinture, couture, broderie – Bois récupérés, tissus, papier
Utiliser nos contours et volumes corporels,
établir des rapprochements formels,
chercher comment rendre visible les effets physiques et mentaux d’un échafaudage culturel inégalitaire.
Nous avons toutes été élevés dans la crainte du viol, dans la menace du mépris, de la réification, de cette injustice spécifique faite aux femmes, le risque de viol. Nous sommes toutes des pré victimes et cela bride forcément nos initiatives. Dans son livre « La conversation des sexes » Manon Garcia, après une analyse critique de la philosophie du consentement propose « d’érotiser l’égalité », une piste d’avenir !
Ce travail fut habité, tout au long de son élaboration, par la colère suscitée en constatant cette disposition, toujours à l’œuvre dans notre société, qui considère encore que « l’homme propose, la femme dispose », empêchant une fluide « conversation des sexes ». Car oui, nous sommes encore dans l’ère de la performance masculine et de la disponibilité des femmes, sans espace pour l’expression de l’humanité de chacun.e.
La musique du corps fut, demeure désaccordée.
La menace du viol compose le désaccord.
H 34 X L 34 X P 6 CM
SCULPTURE MURALE
Assemblage, dessin, aquarelle, couture, broderie - Tissus, papier
H 27 X L 22 X P 8 CM
SCULPTURE MURALE
Assemblage, dessin, aquarelle, couture, broderie - Tissus, papier
H 62 X L 45 X P 45 CM
SCULPTURE
Assemblage, couture, broderie - Tissus, bois
Ceci est le troisième satellite de ACCORDS PERDUS, comme une excroissance évadée, un vibrant organe tendant à se végétaliser
H 16 x L38 x P 32 cm
SCULPTURE
Assemblage, dessin, aquarelle, couture, broderie, tissus, papier
H 23 x L 30 x P 12 cm
Relief mural
Assemblage, dessin, aquarelle, couture, tissus, fils, papier, sur plaque de bois
H 110 x L 47 x P 43 cm
Installation murale
Assemblage, dessin, peinture, couture, broderie – Tissus, papier, bois récupérés, pâte à papier
voilà où se niche les accords ratés :
on dit :
les hommes prennent les femmes
les femmes se donnent
on dit :
les hommes baisent
les femmes se font baiser
asymétrie des normes de désirs…..
Merci à @Naomi Titti qui aborde dans le dernier épisode des « couilles sur la table » ( sur binge audio ) la question du regard sur les corps : « quand les femmes matent les hommes » avec @Pauline Loquès, cinéaste et réalisatrice de « Nino » et Morgane Tocco, @morganetoccophoto , anthropologue et autrice du livre « Moi aussi je te regarde-Regards de femmes sur corps d’hommes » éditions du Détour, que je vais m’empresser d’aller voir et lire !
Travailler les correspondances et la mixité des formes
étant donné que :
Il y a la pénétration, seulement la pénétration dans l’imaginaire sexuel d’une société androcentrée.
Il n’est jamais évoqué la captation du pénis par le vagin,
il est encore moins envisagé d’autres formes de rapprochement des corps, d’autres façons d’accéder au plaisir.
on en est encore à : il prend elle donne, elle se donne dans le meilleur des cas
Corps pris accords ratés
« L’homme propose, la femme dispose. Dans ce modèle, …..,les femmes ne peuvent pas être à l’origine de rapport sexuel, et seul le comportement des femmes – leur refus ou leur accord – distingue le sexe du viol. Au mieux, pour eux, elles cèdent. Au pire, elles empêchent. » Manon Garcia – tribune « Croire qu’il suffit de définir le viol par le non-consentement pour y mettre fin est illusoire »
dans Le Monde 12 décembre 2023
H 82 x L 34 x P 11 cm
Sculpture murale
Assemblage, dessin, peinture, couture, broderie – Tissus, fils, papier, pâte à papier, bois
Ce qui m'habitait lorsque je construisais « Danse Entravée » :
Que les femmes n'aient plus avoir à donner leur consentement mais puissent proposer et regarder avec les hommes ce qu'il est possible d'expérimenter ensemble.
Donner son consentement dans une situation inégalitaire n'est pas exprimer son désir.
L'expression du désir des femmes dans une société patriarcale est un leurre :
lorsque les hommes pensent avoir droit aux corps des femmes,
lorsqu'ils pensent avoir des besoins irrépréssibles,
lorsqu'ils font reposer sur les comportements des femmes la responsabilité du viol ….
« La sexualité est considérée comme une chose, non pas que les hommes et les femmes font ensemble, mais que les hommes font aux femmes » Manon Garcia Propos recueillis par Anne Chemin Publié dans LE MONDE le 12 octobre 2021
Manon Garcia a publié
La Conversation des sexes
Philosophie du consentement
Climats – Essais Paru le 06/10/2021
Dire « prendre de force » lorsqu’on parle de vi0l est pour moi un pléonasme ….!
Corps pris accords ratés